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Intervention en séance pour l'intergroupe PS-Verts de Martine DIFFOR (PS)
Présentation de la Motion
"Pour un développement durable de l'intermodalité Train + Vélo"
Monsieur le Président,
A
l’heure du Grenelle de l’Environnement, la mesure de restriction d’accès
au TER 200 pour les vélos aux heures de pointe est particulièrement
malvenue et incompréhensible non seulement pour ceux qui, encouragés par
la Région, ont fait l’effort de l’intermodalité train + vélos, mais
aussi pour la majorité des Alsaciens. Les réactions ont été d’autant
plus vives que la nouvelle est tombée sans aucune concertation sous la
forme d’une simple communication du Président.
Présentée dans un premier temps comme une mesure incontournable, puis
expérimentale, puis à nouveau irréversible, la restriction a finalement
été décalée au 10 décembre en raison du tollé provoqué.
Dès la
commission transport du 3 septembre, notre intergroupe a demandé la mise
en place d’un groupe de travail associant élus régionaux, associations
d’usagers, service de la Région et de la SNCF pour réfléchir à des
solutions alternatives et satisfaisantes. Trois réunions ont
effectivement été organisées depuis fin septembre mais les élus
régionaux en ont soigneusement été tenus à l’écart.
Aujourd’hui, malgré la demande des usagers et alors même que toutes les
gares ne disposent pas encore d’équipements suffisants pour parquer en
toute sécurité, louer ou emprunter les vélos, la Région et la SNCF
envisagent de mettre effectivement la mesure en oeuvre au 10 décembre.
Dans le même temps, il serait envisagé de rendre l’embarquement des vélos
payant pour mieux décourager les usagers.
Quoi
qu’on en dise ou qu’on explique, la restriction d’accès ( qui ne
manquera pas d’être généralisée une fois qu’elle aura été introduite)
est perçue et constitue fondamentalement un recul et une contradiction
face aux objectifs affichés et indispensables en termes de développement
durable.
C’est
pourquoi l’Intergroupe PS-VERTS vous soumet la motion que vous avez
devant les yeux et qui propose :
-
que
la Région, en tant qu’autorité organisatrice du transport
ferroviaire, demande à
la SNCF de ne pas appliquer l’interdiction au 10 décembre
-
que
3 possibilités complémentaires entre elles, soient optimisées ou
développées, à savoir :
-
des
parkings à vélos sécurisés et en nombre suffisant dans toutes les
gares ·
-
des abonnements TER + location vélos à prix très incitatifs
·
-
mais aussi la possibilité de continuer à embarquer les vélos à
bord des trains.
Sur ce point, l’utilisation d’une demi-voiture de
1ère classe doit constituer une solution à creuser
Au
travers de cette motion, nous proposons en somme, aux élus régionaux de
reprendre la main et d’imposer aux services techniques de la SNCF, leur
volonté et leurs orientations en faveur de l’intermodalité en Alsace.
Martine DIFFOR, groupe PS
pour l'intergroupe PS-Verts |