Séance plénière du 29 juin 2007

 
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Intervention en séance de Jacques FERNIQUE

 

 

”Renouvellement de la Convention Quadripartite (État, Région, Départements) portant sur la politique régionale des langues dans le système éducatif en Alsace prenant appui sur un apprentissage précoce de la langue régionale (2007-2013)"

 

Monsieur le Président,

Je voudrais vous rappelez notre séance plénière du 20 octobre 2006. J’étais alors intervenu pour dire au nom du groupe des élus Verts en quoi il fallait encore muscler cette convention en préparation pour qu’elle soit bien vigoureuse et à la hauteur des enjeux.

Voilà, mot pour mot, ce que vous avez alors répondu devant notre assemblée régionale (je cite le document de séance) :
« Mes chers collègues, ce que Monsieur FERNIQUE a dit ici publiquement, il pourra le dire dans le processus de négociation dans la commission spécialisée qui sera concernée et informée. »

Et bien, désolé, Monsieur le Président, je n’ai pas pu. J’aurai bien voulu mais je n’ai pas eu l’occasion de le dire. J’ai attendu, mais bien vainement.

S’il y a ici des conseillers régionaux qui aient été associés en tant que tel au processus de négociation, j’aimerais bien les connaître. S’il y a eu un seul moment du temps de travail de notre commission « Formation initiale, Éducation et Enseignement de la Langue régionale » (c’est son intitulé exact) qui ait été consacré à cette négociation, j’ai dû le rater. Je ne crois pas pourtant y être un des moins assidus.

Non, vous pourrez dire ce que vous voudrez, Monsieur le Président, les faits sont là : notre Assemblée régionale a été tenue à l’écart de ce dossier essentiel. Et voilà d’abord pourquoi il faut le reprendre.

Nous parlons ici ce matin des spécificités alsaciennes. A ce que je sache, la pratique bonapartiste des Assemblées n’en est pas une, même si elle revient paraît-il au goût du jour au plan national.

Non, Monsieur le Président, ce n’est pas ainsi que des élus travaillent !

Jacques FERNIQUE