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Intervention en séance de Jacques FERNIQUE
”Renouvellement de la Convention Quadripartite (État,
Région, Départements) portant sur la politique régionale des langues
dans le système éducatif en Alsace prenant appui sur un apprentissage
précoce de la langue régionale (2007-2013)"
Monsieur le Président,
Je
voudrais vous rappelez notre séance plénière du 20 octobre 2006. J’étais
alors intervenu pour dire au nom du groupe des élus Verts en quoi il
fallait encore muscler cette convention en préparation pour qu’elle soit
bien vigoureuse et à la hauteur des enjeux.
Voilà,
mot pour mot, ce que vous avez alors répondu devant notre assemblée
régionale (je cite le document de séance) :
« Mes chers collègues, ce que Monsieur FERNIQUE a dit ici publiquement,
il pourra le dire dans le processus de négociation dans la commission
spécialisée qui sera concernée et informée. »
Et
bien, désolé, Monsieur le Président, je n’ai pas pu. J’aurai bien voulu
mais je n’ai pas eu l’occasion de le dire. J’ai attendu, mais bien
vainement.
S’il y
a ici des conseillers régionaux qui aient été associés en tant que tel
au processus de négociation, j’aimerais bien les connaître. S’il y a eu
un seul moment du temps de travail de notre commission « Formation
initiale, Éducation et Enseignement de la Langue régionale » (c’est son
intitulé exact) qui ait été consacré à cette négociation, j’ai dû le
rater. Je ne crois pas pourtant y être un des moins assidus.
Non,
vous pourrez dire ce que vous voudrez, Monsieur le Président, les faits
sont là : notre Assemblée régionale a été tenue à l’écart de ce dossier
essentiel. Et voilà d’abord pourquoi il faut le reprendre.
Nous
parlons ici ce matin des spécificités alsaciennes. A ce que je sache, la
pratique bonapartiste des Assemblées n’en est pas une, même si elle
revient paraît-il au goût du jour au plan national.
Non,
Monsieur le Président, ce n’est pas ainsi que des élus travaillent !
Jacques
FERNIQUE |