| |
|
|
Intervention en séance de Jacques FERNIQUE
”Questions au Préfet de Région"
Monsieur
le Préfet,
Avec la
LKW-Maut, le trafic poids lourds a augmenté de 20% sur l’axe Nord-Sud
alsacien et l’accidentologie a, nous dit-on, doublé.
Monsieur le Préfet, nous savons bien que rien ne changera tant que le
différentiel de coût d’un côté et de l’autre du Rhin se maintiendra au
détriment de l’Alsace, de sa qualité de vie et de son attractivité.
Qu’en est-il, Monsieur le Préfet de l’instauration concrète de la taxe
expérimentale ?
Pourquoi la concertation avec les transporteurs routiers, est-elle
fermée au réseau associatif porteur de propositions abouties et
demandeur ? Vous parlez dans votre document d’une « concertation
régionale associant l’ensemble des acteurs concernées », je constate que
ni le réseau transport de France Nature Environnement, ni d’ailleurs la
plupart des élus membres du Comité Régional des Transports n’ont été
sollicités.
Monsieur le Préfet, au moment où les Allemands vont augmenter de 9% la
LKW-Maut et s’apprêtent à étendre son périmètre aux principales routes,
ne pensez-vous pas que l’Alsace doive mettre en place un dispositif de
taxation à la hauteur ? C’est-à-dire, le taux plafond fixé par
l’amendement, c’est-à-dire, une taxation plutôt par zone que par section
de façon à contrecarrer les reports sur les axes secondaires.
Etes vous résolu Monsieur le Préfet à ce que l’Alsace soit pionnière en
France d’une politique inéluctable avec la Directive Eurovignette et
nécessaire pour tenir les engagements internationaux sur le front du
dérèglement climatique ?
Par
ailleurs, je souhaite attirer votre attention sur une loi largement
bafouée au vu et au su de chacun : c’est la loi de 1979 sur la
publicité. Notre Région n’est pas épargnée par ces infractions au code
de l’environnement faites pour être bien visibles, et notre paysage
d’Alsace souffre de dégradations qui contrastent singulièrement avec la
situation régulée de nos voisins allemands ou suisses : les premiers à
s’en plaindre sont d’ailleurs souvent les professionnels sérieux de la
publicité qui subissent une concurrence sans scrupule qui plante ses
panneaux au bord des routes sans parfois même se préoccuper de payer
quoique ce soit à qui que ce soit.
La loi, Monsieur le Préfet, a prévu que vos services assurent
conjointement avec les maires la police en la matière. De fait ceux-ci
quand ils sont actifs ne sont pas loin de penser que l’Etat les laisse
bien seuls. Monsieur le Préfet, ne serait-il pas temps que vos services
animent un diagnostic précis des dégâts sur nos territoires et fixent
avec les communes les objectifs à atteindre ?
Monsieur le Préfet, des communes essayent de faire leur travail en
élaborant des règlements locaux, elles ont besoin de l’appui résolu de
l’Etat.
Jacques
FERNIQUE |
|
|