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Intervention concernant la formation professionnelle
Intervention de Djamila Sonzogni
Il y a un grand
changement dans le programme régional de la formation professionnelle.
Alors que jusqu‚à présent les allocataires de minimas sociaux n’avaient
qu’un accès réduit aux formations du programme régional à raison de 3
personnes par stage, aujourd’hui l‚accès leur est totalement ouvert, les
quotas sont abolis.
C’est une avancée
importante que nous avons demandé régulièrement. Nous la saluons.
Néanmoins, cela ne règle
pas le problème.
Le programme régional de
la formation professionnelle est encore trop nivelé par le haut et si
nous ne réajustons pas le tir, les conséquences sur l’emploi vont être
dramatiques.
Aujourd’hui les
programmes se basent sur les statistiques de l’OREF qui mettent en
parallèle le nombre de chômeurs et le nombre d'emplois non fournis. Et
on fait des formations pour qu‚un chômeur remplisse un de ces emplois
non fournis.
Le problème c’est qu‚on
ne tient pas compte de la situation du chômeur, de son niveau de
formation, et que les formations proposées ne sont adaptées qu’à des
chômeurs déjà qualifiés, qui ont des bases que ce soit au niveau de la
maîtrise de la langue, de la qualification professionnelle.
Il manque cruellement
une étape pour les bas niveaux de qualification.
Il faudrait, comme cela
se fait dans les missions locales pour les jeunes, que l’ANPE et autres
structures s’occupant des chômeurs adultes, évaluent leur niveau afin
que des formations adaptées soient mises en place.
Les formations proposées
sont complètement décalées pour un certain nombre de chômeurs
analphabètes, illettrés qui n'ont pas de pré-requis.
Les statistiques de
l'INSEE publiées par l'alsace et Libération nous montrent la voie pour
2015.
Si on n'aménage pas des
formations adaptées, nous allons nous retrouver avec un taux de chômage
toujours très élevé et un grand nombre d'emplois qualifiés non
satisfait.
Un chômeur n'est pas
égal à un emploi.
Entre le chômeur et
l'emploi, il y a une distance à aménager.
C'est pourquoi il faut
impliquer le service public à l'Emploi pour qu'en accompagnant mieux les
demandeurs d'emploi, il nous indique quel profil de formation, quel
pré-requis il sera nécessaire de mettre en place.
C'est une entrée
différente de celle qui est choisie aujourd'hui, il faudrait la prendre
en compte pour un programme de formation ouvert à tous et qui permette
de remettre le maximum de personnes à l'emploi.
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