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Intervention concernant la politique culturelle
Intervention de Djamila Sonzogni
En premier lieu, je voudrais exprimer ma satisfaction de voir inscrit
dans le programme et le budget 2006 l’initiation de mesures en faveur
des pratiques émergentes et des musiques actuelles.
Toutefois je m’inquiète que ça ne soit pas inscrit plus clairement dans
le budget 2006 par un texte d’orientation qui explicite les mesures
décidées et par une ligne budgétaire précise et spécifique.
Il était question lors des dernières commissions de soutenir de façon
concrète ce domaine, structures d’enregistrements dans les petites
communes par exemple, convention avec certaines structures créatrices et
diffuseuses de pratiques émergentes et des musiques actuelles... Je
pense particulièrement au Noumatrouff à Mulhouse mais aussi aux
structures comme la Laiterie à Strasbourg et le Grillon à Colmar.
Or, rien n’apparaît de tout ça dans le texte...
Je vous remercie d’avance des éclaircissements que vous pourrez
m’apporter sur cette question.
Comme le CESA, je m’étonne de l’amalgame sûrement involontaire que l’on
fait entre culturel et cultuel. Ne nous y trompons pas. La recrudescence
des actes islamophobes et antisémites traduit avant tout la montée du
racisme et le refus d’accepter pour certains notre société telle qu elle
est aujourd’hui — multifonctionnelle mais surtout multiculturelle.
Une troisième remarque sur la façon dont nous subventionnons les
associations. Ne serait-il pas plus sain d’attribuer une subvention fixe
plutôt qu’une subvention au pourcentage fait par rapport à un budget
prévisionnel.
Le résultat c’est que si ces structures n’obtiennent pas les subventions
escomptées, la subvention proposée par la Région baisse et la situation
devient ingérable.
Les troupes strasbourgeoises doivent en plus apporter la preuve pour
avoir une aide à la création que leur spectacle va être diffusé dans
deux autres salles extérieures à la CUS...
Cela met un certain nombre de troupes talentueuses dans une situation
très difficile et finalement ça nuit à la création artistique alsacienne
bénéfique pour nous tous et que nous devrions encourager.
Pour finir, concernant l’OLCA et l’ensemble de la politique en direction
de la culture régionale, je voudrais insister sur la nécessité d’une
approche du bilinguisme ouverte, pour l’identité alsacienne, le
français, les parlés alsaciens et l’allemand.
Le bilinguisme français-allemand, bien assumé, est un atout fantastique
de l’Alsace, du point de vue économique, touristique mais c’est aussi un
chemin vers le multilinguisme et l’ouverture à toutes les langues
présentes sur notre territoire.
Ces quelques remarques faites, en espérant qu’elles seront entendues,
l’intergroupe Verts-PS votera pour le budget.
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