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Intervention de Philippe Carbiener
Questions à Monsieur le Préfet :
Suite à son adhésion au protocole de Kyoto, la France s’est
engagée en juillet 2004 à stabiliser d’ici 2010 ses émissions de GES au
niveau de celles de 1990.
Or selon l’OCDE, en 2002 celles-ci avaient déjà augmentés de
7%, soit plus du double de la moyenne européenne (3%), alors qu’elles
baissaient de 13% en Allemagne.
Cela me conduit à vous poser deux questions précises d’enjeu
local :
Alors que sur la période la
hausse relative due aux transports était triple (19% de hausse de 1990 à
2002, alors que ce secteur pèse déjà 27 % des rejets totaux)
ne pensez-vous pas que la réalisation du GCO doive être
ajournée sine die ?
Nous relevons d’ailleurs avec beaucoup d’espoir le fait que
ce chantier ne figure pas parmi vos priorités et que vous ne l’avez pas
davantage évoqué que Dominique de Villepin lors de sa visite de vendredi
dernier…
Considérant que les bons résultats (baisse de 13% des
émissions de GES ces 12 dernières années) d’une Allemagne, qui sort du
nucléaire, démontrent comment le soutien à cette énergie pénalise le climat,
que des risques littéralement épouvantables s’accumulent à Fessenheim et que
les résultats financiers de la centrale sont notoirement déficitaires, ne
pensez-vous pas qu’il soit de la responsabilité du gouvernement de ne pas
renouveler son autorisation d’exploitation, celle-ci arrivant à échéance
l’an prochain ? Que 30 ans après sa mise en
service, et au terme de sa durée de vie conçue initialement, il convienne de
programmer sans attendre sa fermeture et son démantèlement ?
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