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Intervention de Djamila Sonzogni sur les emplois associatifs
Monsieur le président, chers collègues
Au nom de l’intergroupe, je voudrais tout
d’abord souligner que l’AREA, est une aide dégressive et que le problème
de la pérennisation des emplois associatifs reste entièrement posé, que
ce soit par des ressources propres des associations ou que ce soit par
des interventions publiques des collectivités proches des activités de
ces associations.
Nous savons tous que la plupart de ces
associations qui rendent des services indispensables à la collectivité,
ne seront jamais rentables (dans le sens économique classique) et que
sans les aides publiques ou des incitations spécifiques qui leur
permettraient de développer des ressources propres, elles ne peuvent pas
supporter le coût de l’emploi.
Si nous considérons que les services qu’elles
fournissent sont nécessaires à la collectivité, il est temps que la
région et toutes les collectivités locales concernées étudient une
modalité de soutien qui aille dans le sens d’une vraie pérennisation des
activités et des emplois associatifs.
Nous regrettons les limitations d’aide aux
associations n’ayant pas une proximité directe avec la région. L’aide de
la région baisse effectivement en terme de nombre d’emploi soutenu. En
effet cela passe de 2 à 1 seul emploi. Nous reconnaissons que cela est
en partie compensé par l’augmentation de la subvention et par le fait
que de nouvelles demandes peuvent être faite au bout de cinq ans. Mais,
étant donné que ce dispositif a été étudié dans le cadre de la politique
régionale du développement économique et de l’aide aux entreprises, il
s’agit donc avant tout d’un dispositif traitant du problème de l’emploi
et c’est cette vision d’une politique de l’emploi sélective qui nous
gêne, la politique de l’emploi doit être globale pour être efficace.
Cela dit, nous voterons pour ce nouveau
dispositif car il présente des avancées.
Dans le contexte actuel où le chômage augmente
sans arrêt, notamment celui des jeunes, dans le contexte actuel du
désengagement tout azimuts de l’Etat notamment le désengagement de l’Etat
brutal depuis janvier 2005 sur la pérennisation des emplois jeunes
associatifs qui rien que pour 2005 concerne un peu plus de 200 emplois
dans notre région, sur le désengagement de l’Etat dans le soutien
associatif, la Région, une fois de plus, se voit dans l'obligation de
compenser les désengagements de l'Etat.
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