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Communiqué de l’Intergroupe PS VERTS
A l’attention de l’Alsace et des DNA
En
marge de vos articles parus dans l’Alsace et dans les DNA relatifs au
débat budgétaire du Conseil Régional, vous vous êtes étonnés que nous
n’ayons pas dénoncé l’appartenance au FN du jeune homme arrêté pour les
profanations des tombes à Herlisheim lors de la séance Plénière du
Conseil Régional.
Depuis la création du parti d’extrême droite par Jean-Marie Le Pen, nos
partis n’ont cessé de dénoncer les discours racistes et xénophobes dont
il est porteur.
L’appartenance ou les sympathies pour ce parti de jeunes néo-nazis n’a
rien de surprenant. En niant la réalité des crimes de guerres, en
exprimant sans cesse la haine de l’étranger, en prônant l’uniformité
culturelle et religieuse, l’extrême droite française, sous ses formes
diverses reprend les thèses fascistes contre lesquelles la gauche
française et alsacienne ne cesse de s’élever.
Lors
des dernières élections régionales, l’Alsace, présentée par beaucoup
comme terre de prédilection du néo-fascisme, a placé l’extrême droite
au troisième et dernier rang au sein du Conseil Régional. Fallait-il
lors de notre débat budgétaire (le plus important de l’année) mettre ce
parti au cœur des débats ? Nous ne le pensons pas.
Mais
nous souhaitons qu’au delà de l’arrestation et du procès qui suivra, la
Justice et ceux dont la mission est la protection de l’ordre public,
mettent en œuvre toutes les actions possibles pour que soient poursuivis
ceux qui incitent au quotidien à la haine, au racisme, à
l’anti-sémitisme, à l’homophobie.
Appeler les partis ou groupes politiques, à réagir contre la formation
précitée c’est réduire au domaine du débat politique les thèses
fascistes. 60 ans après que l’Alsace ait été libérée du nazisme nous
pensons que la dénonciation, voir l’interdiction de l’extrême droite
relève de la mise en œuvre d’autres actions au nom de l’ordre public et
de nos fondements républicains.
Le 17 décembre 2004
Jacques BIGOT et Jacques FERNIQUE
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