Séance plénière
16 et 17 décembre 2004

Séance budgétaire

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LE TEXTE DU VOEU - cliquez ici

 

Présentation du voeu pour la réouverture du débat public du projet GCO

Intervention de Jacques FERNIQUE


Monsieur le Président, cher Collègue. Pour le projet de Grand contournement autoroutier de Strasbourg, si le Conseil Régional a l’intention d’infléchir le cours des choses, c’est maintenant qu’il doit clairement intervenir.

Ce vieux projet visant essentiellement au transit nord sud ne fait vraiment plus aujourd’hui consensus, si d’ailleurs cela avait été jamais le cas.  Vous avez rencontré récemment, Monsieur le Président, la coordination du collectif des associations, des organisations agricoles et des élus unanimes des communautés de commune du Kochersberg et des Châteaux. Elles vous ont demandé de peser pour que la mécanique des procédures formelles puisse laisser une chance aux aspirations et aux propositions citoyennes, ils souhaitent qu’on inverse les priorités et que les solutions alternatives à l’autoroute soient véritablement travaillées, qu’on ne les balaye pas péremptoirement en décrétant une fois pour toute, à la va-vite, qu’elles ne sont pas crédibles.

Tout le monde a pu relever les présences très significatives à la manifestation du 6 novembre. Les Conseillers régionaux présents n’étaient pas tous de l’opposition, c’est de façon libre et totalement indépendante que Daniel Hoeffel était là et a pris la parole, l’ancien maire de Strasbourg Roland Ries, qui n’est pas le premier venu sur les questions de transports, affiche explicitement sa solidarité avec tous ceux qui demandent que soit reconsidérée l’opportunité de cette lourde infrastructure. Raisonnablement on ne peut pas faire comme si de rien n’était.

C’est notre Conseil Régional qui porte a parité financière avec l’Etat la responsabilité des études avant que coule le bitume. Le vœu que je présente aujourd’hui est l’occasion pour notre assemblée de dire publiquement que le problème mérite qu’une attention particulière soit portée aux propositions alternatives. La façon dont l’Etat mène actuellement la démarche n’a pas pour l’instant cette qualité. L’esprit de la loi de 1982 sur les transports intérieurs est de ce fait passablement écorné.  Le vœu que nous vous proposons d’adopter ne serait pas le signal que la Région deviendrait opposée a priori au GCO, mais signifierait qu’elle n’y est pas aveuglément favorable .

La Commission Nationale du débat public doit incessamment dire s’il y a lieu de procéder ou non à un nouveau débat public. Elle a été saisie par le Préfet car le coût du projet dépasse avec 330 millions d’euros le seuil des 300 millions. A nous, aujourd’hui de dire clairement qu’un tel débat est nécessaire, que le passage en force pour aller vite à l’enquête publique ne serait pas accepté des Alsaciens. Nous pouvons le dire en votant ce vœu, vous pouvez le dire, Monsieur le Président, en vous exprimant en ce sens au sein la Commission Nationale du Débat Public dont vous êtes membre, et je ne doute pas que vous seriez entendu. Je vous remercie de votre attention.

 
Jacques FERNIQUE

Le 17 décembre 2004