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NTIC
Intervention d'Andrée Buchmann
Nous partageons votre volonté que la Région soit chef de file
économique, mais j’avoue ne pas comprendre que vous ayez évacué l’idée
d’un outil foncier régional. En effet un développement dynamique
implique, dans une région dense et sous forte pression, de limiter la
consommation d’espace : 1 000 ha disparaissent par année. Il faut
arrêter cette hémorragie, ce qui implique que l’aménagement du
territoire soit appréhendé au niveau régional, dans un esprit de
développement durable de l’ensemble du fossé rhénan.
Concernant les TIC, la Région a engagé une politique volontariste en
2002. Mais j’aimerais exprimer deux inquiétudes :
réaliser la boucle à haut débit avec des entreprises et les secteurs à
forte densité ne règle pas le problème des fond de vallées, par
exemple. Qui va assurer la capillarité ? Les Départements ont le
sentiment que la Région a pris le secteur rentable et renvoie vers eux
les zones plus déficitaires.
Concernant les entreprises. Celles qui ont des besoins importants de
transfert d’image sont d’ores et déjà équipées ; les autres n’ont pour
certaines pas encore besoin de ces outils. Néanmoins il s’agit de leur
offrir des formations dans une approche prospective à tous les niveaux,
de l’ouvrier et de l’employé au cadre.
Or il semble y avoir une déconnexion entre un affichage de politique
économique volontariste et le document qui présente la politique de
formation professionnelle. Il faudra prendre en compte, non seulement
les faibles qualifications, ou les personnes en chômage, mais avoir une
approche anticipatrice et délivrer de la formation professionnelle
continue, pour mettre à niveau, dans un esprit d’anticipation. Et pour
accompagner la mutation.
Les sommes prévues sont importantes. Nous ferons preuve de vigilance
dans la mobilisation des crédits.
Nous nous abstiendrons sur le dossier.
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