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Proposition de voeu
Séance plénière du Conseil Régional
du 19 novembre 2004
VŒU
Présenté par Jacques
Fernique
au nom du groupe des conseillers régionaux Verts
Objet : Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO)
En engageant, pour le Grand Contournement Ouest de Strasbourg, son action
à 50% à parité avec l’Etat, la Région Alsace s’est positionnée comme
partenaire et interlocuteur privilégié de la réalisation de ce projet
autoroutier pour l’instant en phase d’études.
Pourtant, la politique régionale des transports vise principalement le
développement d’infrastructures de transports collectifs et d’une offre
multimodale qui soient favorables à la cohésion territoriale et sociale, au
respect des milieux et à la qualité de vie.
Aujourd’hui, la mobilisation citoyenne à l’encontre de ce projet autoroutier
prend de l’ampleur. Il n’est pas possible de continuer à parler de
«consensus fort autour de cette infrastructure » comme on peut encore le
lire sur le site Internet que la DRE lui consacre. La manifestation du 6
novembre a rassemblé des élus de différentes collectivités locales, le
réseau des associations d’environnement, des organisations agricoles et des
responsables politiques de bords différents. La convergence de ces acteurs
ne se fait pas seulement autour d’un refus commun, mais aussi autour de
propositions alternatives.
Aussi, étant donnés les impacts très forts qu’un tel projet aurait sur la
politique des transports, sur le cadre de vie, l’agriculture locale et
l’environnement, le Conseil Régional d’Alsace devrait aujourd’hui contribuer
à relancer l’écoute des populations, des élus locaux et des associations. Il
s’agit pour le Conseil Régional d’Alsace de demander à l’Etat de rouvrir le
débat concernant l’opportunité du Grand Contournement Ouest de Strasbourg .
Ainsi, le Conseil Régional d’Alsace, réuni en séance plénière le 19
novembre 2004,
Considérant que l’opportunité du projet GCO n’est pas avérée (le
trafic actuel de l’A35 étant constitué à près de 90% de liaisons pendulaires
locales, une rocade autoroutière de contournement pourrait-elle faire
baisser notablement le trafic sur l’axe existant ?) ;
Considérant que les expériences précédentes tendent à prouver que
l’augmentation de la voirie routière génère une augmentation du trafic ;
Considérant que l’augmentation du trafic automobile local, accompagnée
d’une hausse significative du trafic de transit de poids lourds risque
fortement d’aller à l’encontre de la politique de développement des
transports collectifs, du fret ferroviaire et d’une offre multimodale
équilibrée ;
Considérant la mobilisation citoyenne à l’encontre du projet, telle que
l’a montrée la manifestation du 6 novembre qui a rassemblé des élus de
différentes collectivités locales, le réseau des associations
d’environnement, des organisations agricoles et des acteurs politiques de
bords différents ;
Demande au Gouvernement et plus particulièrement aux services
déconcentrés régionaux de l’équipement :
- de rouvrir le débat concernant l’opportunité de la réalisation de ce
projet en le confrontant notamment à d’autres possibilités envisageables ;
- de contribuer plus fortement aux projets de transports collectifs et
aux alternatives au fret routier.
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