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Intervention de Philippe Carbiener
Politique de soutien
au développement des filières de productions fruitières et légumières
d'Alsace
Ce rapport ne soulève pas d’opposition de notre part.
Néanmoins, nous ne pouvons qu’être favorable à un soutien à cette filière.
Nous sommes également satisfait de voir que le seuil de soutien a été
abaissé de 5 à 3 hectares.
Cette
délibération vise à développer la filière en s’appuyant sur la satisfaction
du consommateur et en aidant en amont la production. La production ne peut
que s’appuyer sur des consommateurs satisfaits.
A ce niveau-là, le socle de la délibération nous paraît néanmoins fragile
puisqu’il y a une sorte de «talon d’Achille» qui est récurrent dans vos
politiques, avec une démarche Qualité illisible, sinon insensée.
Les labels Qualité que vous prévoyez sont très nombreux et vont du meilleur
au plus insignifiant.
Du meilleur, c’est le label AB (agriculture biologique) le label AOC puis à
l’IGP on met même «label» sans autre précision dans la délibération, ce qui
ne veut strictement rien dire!
«
Bienvenue à la ferme
»,
ce qui ne veut pas dire
grand-chose, et pour finir
«
le certificat de Qualité
conforme» qui ne signifie strictement rien.
On ne peut pas garantir la satisfaction des consommateurs en s’appuyant sur
des labels qui déjà, par leur simple profusion, deviennent illisibles et
qui, de surcroît, intègrent des sigles qui ne sont pas porteurs de sens.
Si l’on veut compenser le handicap économique de la filière en Alsace,
surtout par rapport au moins disant social qui se déploie en Allemagne, il
faut une image très forte et il faut des labels qui aient un sens, qui
soient lisibles et qui soient resserrés pour porter cette image.
Nous proposons, au-delà de la politique structurelle dans l’agriculture
biologique prônée par la Région, un développement particulièrement
volontariste au niveau des fruits et légumes parce que c’est une façon de
préserver des ressources, entre autres de ne pas ruiner la délibération
précédente, parce que, si l’on retrouve des pesticides utilisés dans les
cultures, dans nos eaux de rivière nous aurons peut-être bientôt des
problèmes de reproduction de poissons comme on en observe déjà, voire une
fin de la reproduction des poissons.
Parce que, si cette agriculture biologique intègre beaucoup moins de pétrole
gris dans les produits finis et même s’il y a des carences énormes, (la
Région devrait aller vers une systématisation des cantines biologiques dans
les lycées, les professionnels sont prêts à aller dans ce sens-là
-
je l’ai encore entendu
au Salon des Maires il y a quelques jours mais, tout comme les traiteurs,
ils ont des problèmes d’approvisionnement. On est dans un cercle vicieux...,
le chien qui se mord la queue! Je l’ai déjà évoqué pour d’autres sujets),
nous souhaitons aller vers une vallée biologique qui est garante du respect
du droit des générations futures et qui peut être aussi vecteur d’une image
véritablement forte dans la compétition interrégionale dans laquelle nous
nous situons.
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