Séance plénière du 19 novembre 2004

 
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Intervention de Philippe Carbiener


Politique de soutien au développement des filières de productions fruitières et légumières d'Alsace



Ce rapport ne soulève pas d’opposition de notre part. Néanmoins, nous ne pouvons qu’être favorable à un soutien à cette filière. Nous sommes également satisfait de voir que le seuil de soutien a été abaissé de 5 à 3 hectares.

Cette délibération vise à développer la filière en s’appuyant sur la satisfaction du consommateur et en aidant en amont la production. La production ne peut que s’appuyer sur des consommateurs satisfaits.

A ce niveau-là, le socle de la délibération nous paraît néanmoins fragile puisqu’il y a une sorte de «talon d’Achille» qui est récurrent dans vos politiques, avec une démarche Qualité illisible, sinon insensée.

Les labels Qualité que vous prévoyez sont très nombreux et vont du meilleur au plus insignifiant.
Du meilleur, c’est le label AB (agriculture biologique) le label AOC puis à l’IGP on met même «label» sans autre précision dans la délibération, ce qui ne veut strictement rien dire!

« Bienvenue à la ferme », ce qui ne veut pas dire grand-chose, et pour finir « le certificat de Qualité conforme» qui ne signifie strictement rien.

On ne peut pas garantir la satisfaction des consommateurs en s’appuyant sur des labels qui déjà, par leur simple profusion, deviennent illisibles et qui, de surcroît, intègrent des sigles qui ne sont pas porteurs de sens.

Si l’on veut compenser le handicap économique de la filière en Alsace, surtout par rapport au moins disant social qui se déploie en Allemagne, il faut une image très forte et il faut des labels qui aient un sens, qui soient lisibles et qui soient resserrés pour porter cette image.

Nous proposons, au-delà de la politique structurelle dans l’agriculture biologique prônée par la Région, un développement particulièrement volontariste au niveau des fruits et légumes parce que c’est une façon de préserver des ressources, entre autres de ne pas ruiner la délibération précédente, parce que, si l’on retrouve des pesticides utilisés dans les cultures, dans nos eaux de rivière nous aurons peut-être bientôt des problèmes de reproduction de poissons comme on en observe déjà, voire une fin de la reproduction des poissons.

Parce que, si cette agriculture biologique intègre beaucoup moins de pétrole gris dans les produits finis et même s’il y a des carences énormes, (la Région devrait aller vers une systématisation des cantines biologiques dans les lycées, les professionnels sont prêts à aller dans ce sens-là
- je l’ai encore entendu au Salon des Maires il y a quelques jours mais, tout comme les traiteurs, ils ont des problèmes d’approvisionnement. On est dans un cercle vicieux..., le chien qui se mord la queue! Je l’ai déjà évoqué pour d’autres sujets), nous souhaitons aller vers une vallée biologique qui est garante du respect du droit des générations futures et qui peut être aussi vecteur d’une image véritablement forte dans la compétition interrégionale dans laquelle nous nous situons.