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Biocarburant
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Est dénommé biocarburant tout carburant issu de
synthèse biologique, par opposition aux carburants fossiles issus du
pétrole, du gaz ou du charbon et aux mixtes de biocarburants et
d’autres produits d’origine non végétale. Le terme biocarburant
désigne en fait :
- pour la filière des huiles végétales, les huiles
végétales pures (HVP) et les huiles végétales brutes (HVB) issues
principalement du tournesol ou du colza, mais aussi les EMHV issus
de l’éthanol agricole (Ester Méthylique d’Huile Végétale) tirés
principalement du tournesol ou du colza.
- pour la filière éthanol (alcool éthylique), le
Bio-éthanol, issu de la fermentation alcoolique de plantes
saccharifère (betterave, topinambour…) ou amylacées (blé, mais,
sorgho, pomme de terre) par des levures, suivie d’une distillation.
Les rendements (énergie restituée / énergie non
renouvelable mobilisée) sont toutefois sujets à débats. Une étude de
l’ADEME montre que le rendement de l’éthanol de blé et betterave est
de 2,05 (essence : 0,873) et que les rendements de l’huile de colza
(4,68) et de l’huile de tournesol (5,48) (gazole : 0,917) sont bien
meilleurs. |
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Biomasse
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Le terme “biomasse” désigne au sens large l’ensemble
de la matière vivante. Dans le domaine de l’énergie, le terme de
biomasse regroupe l’ensemble des énergies provenant de la
dégradation de la matière organique. L’énergie solaire est stockée
sous forme d’hydrates de carbone par les végétaux qui utilisent le
gaz carbonique atmosphérique. L’homme utilise cette biomasse, ainsi
que les animaux qui la consomment, sous la forme d’aliments, de
fibres, de matériaux et d’énergie.
La biomasse sèche regroupe le bois de feu, la plus
ancienne source d’énergie, et les divers déchets ligneux également
appelés “bois-énergie”.
La biomasse humide regroupe les déchets organiques
d’origine agricole (fumiers, lisiers…), agro-alimentaire ou urbaine
(déchets verts, boues d’épuration, fraction fermentescible des
ordures ménagères…) qui peuvent être transformés en énergie, par
méthanisation*, permettant ainsi de produire de la chaleur ou de
l’électricité, ou en engrais, à travers la valorisation agronomique,
par compostage.
Il faudrait consacrer la totalité des terres arables
mondiales pour remplacer notre consommation de pétrole par la
biomasse. |
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Bois énergie |
Le bois énergie se dit de toutes les applications du
bois en tant que combustible. La combustion du bois fournit de la
chaleur capable de couvrir totalement ou partiellement les besoins
en eau chaude ou en chauffage des ménages, ou même les besoins
énergétiques des industries de transformation du bois. Le bois
énergie est aujourd’hui la 2ème énergie renouvelable en France,
derrière l’énergie hydraulique. |
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Certificats CO2 |
L’Union européenne met en place un système d’échange
de droits d’émission de gaz à effet de serre. À l’aide de ce
système, la Communauté et les États membres cherchent à respecter
les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre
prises dans le cadre du protocole de Kyoto. Les installations
réalisant des activités dans les secteurs de l’énergie, la
production et transformation des métaux ferreux, l’industrie
minérale et la fabrication de papier et de carton sont
obligatoirement soumises à ce système d’échange de quotas. À partir
du 1er janvier 2005, toute installation réalisant une de ces
activités et émettant les gaz à effet de serre spécifiés en relation
avec cette activité doivent posséder une autorisation délivrée à cet
effet par les autorités compétentes. Les compagnies d’électricité,
principaux émetteurs de CO2 sont les plus touchées. S’ils dépassent
les droits que leurs confèrent leurs certificats, les opérateurs
seront pénalisés de 40 euros par tonne de CO2 jusqu’en 2008, puis
100 euros par tonne. |
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Certificats d’économie d’énergie
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Ces certificats, dits certificats blancs, permettent
de soumettre les fournisseurs d’électricité, de gaz, de chaleur ou
de charbon et de fioul domestique à l’obligation de réaliser des
économies d’énergie, attestée par des certificats d’économies
d’énergie et de les pénaliser financièrement s’ils ne sont pas en
mesure de produire de tels certificats. Mais aussi, ils permettent
aux personnes qui contribuent à la réalisation d’économies d’énergie
de manière volontaire d’obtenir en contrepartie et sur leur demande
des certificats échangeables, dont l’unité de compte est le
kilowattheure d’énergie finale économisé.
Le principe est que toute personne physique ou
morale (associations, collectivité, entreprise…) qui réalisera des
économies d’énergie se verra délivrer un certains nombre de
certificats en fonction des kWh économisés et pourra les revendre à
ces fournisseurs. Par exemple, un fournisseur d’électricité incite
ses clients à faire des économies en leur envoyant des coupons de
réduction sur les lampes de basse consommation. Le client achète ses
ampoules auprès d’un distributeur qui renvoie au fournisseur la
preuve d’achat. Le fournisseur pourra alors obtenir des certificats
en échange de ses preuves puisqu’il aura contribué à réduire la
consommation d’électricité de son client.
La mise en place de cet outil est prévue début 2006. |
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Cogénération
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La cogénération est un système de production
énergétique qui permet de produire simultanément, et dans la même
installation, de l’énergie thermique (chaleur) et de l’énergie
mécanique (électricité).
La chaleur est produite par récupération de l’énergie non exploitée
dans les autres systèmes de production électrique.
La production de chaleur et d’électricité peut être obtenue par des
moteurs à gaz ou diesel, des turbines à gaz ou à vapeur, et la pile
à combustible. La cogénération peut également être produite à partir
de biomasse.
La cogénération permet d’économiser jusqu’à 40% de
l’énergie primaire destinée à couvrir les besoins de chaleur et
d’électricité de façon décentralisée. L’efficacité énergétique du
système est donc optimisée.
La cogénération est utilisée, toutefois de manière nettement
insuffisante, dans l’industrie et les grands réseaux de chaleur.
L’habitat, quand à lui, représente un immense champ d’application.
En effet, des réalisations de petite cogénération (d’une puissance
électrique inférieure à 500 kW) ont été réalisées avec succès,
notamment dans le logement social.
La différence essentielle entre la cogénération et
les centrales de production d’électricité thermiques classiques ou
nucléaires réside dans le principe de la récupération et de
l’utilisation de la chaleur produite par la cogénération alors que,
dans le cas des centrales thermiques, la vapeur turbinée pour
produire l’électricité est ensuite rejetée dans le milieu naturel.
Les centrales de cogénération électricité-chaleur peuvent atteindre
un rendement énergétique de l’ordre de 90% alors qu’une centrale
classique a un rendement de 40%. |
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Consommation d’énergie finale
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La consommation finale d’énergie représente
l’ensemble de l’énergie livrée aux consommateurs finals, toutes
utilisations confondues. Elle exclut les livraisons pour
transformations et/ou l’autoconsommation des industries productrices
d’énergie ainsi que les pertes de réseau, et représente ainsi le
“service rendu”. |
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Consommation d’énergie
primaire |
L’énergie primaire englobe l’énergie qui permet de
répondre à l’ensemble des besoins de tous les consommateurs
d’énergie, l’énergie utilisée pour transformer une forme d’énergie
en une autre (par exemple, le charbon en électricité), les pertes
d’énergie et l’énergie utilisée par les fournisseurs pour acheminer
l’énergie au consommateur. |
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Coûts externes
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Coûts non pris en compte dans le prix payé par un
utilisateur et assumés par l’ensemble de la collectivité. Il s’agit,
par exemple, dans le domaine des transports, des coûts des
accidents, de la congestion des axes de circulation, du bruit, de la
pollution atmosphérique et des autres effets environnementaux (sur
la santé, la nature et les paysages notamment). |
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Déplétion pétrolière
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La déplétion pétrolière correspond à la baisse de
production qui suivra le pic pétrolier. Ce terme désigne le maximum
historique de production pétrolière, aussi bien pour un gisement,
une zone ou un pays, que pour le monde. Après ce maximum, les
conditions d’exploitation font que, bien que les réserves soient
abondantes, la production ne fera que décroître. Les experts
estiment que cet événement se produira aux alentours de 2050. |
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Efficacité énergétique
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L’efficacité énergétique se rapporte à l’utilisation
des techniques ou des pratiques pour réduire la quantité d’énergie
nécessaire pour obtenir le même niveau de service (par exemple, des
réfrigérateurs de type A++ consomment cinq fois moins d’énergie que
des réfrigérateurs de type D). |
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Electricité |
L’électricité n’est pas en soi une énergie mais une
forme de disponibilité pour l’usage final (cf. W/h électrique et
thermique). |
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Electricité spécifique |
Elle correspond à l’électricité utilisée par les
appareils qui utilisent uniquement l’énergie électrique en excluant
tous les usages thermiques (cuisson, chauffage). Restreindre son
utilisation aux usages spécifique correspond à une utilisation
rationnelle de l’électricité (URE) compte tenu de l’aspect précieux
de cette énergie et des pertes d’énergie primaire nécessaire à sa
production (60% dans les centrales thermiques classiques) et sa
distribution.
Utiliser de l’électricité pour des usages thermiques
est une particularité française, quasiment inconnue en Italie et
interdite en Suisse dans le canton de Genève (soumission à
autorisation). |
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Energie éolienne |
Pour récupérer l’énergie éolienne, on utilise des
aérogénérateurs (ou éoliennes) qui convertissent la force du vent en
électricité. Ils sont constitués d’un mât sur lequel tourne une
hélice. Celle-ci capte l’énergie du vent pour faire tourner une
génératrice qui produit du courant électrique.
Il existe des aérogénérateurs de forte puissance (1,
2 MW, voire en projet, jusqu’à 5 MW) destinés à alimenter le réseau
électrique, mais aussi de plus petites éoliennes susceptibles
d’alimenter en électricité une maison isolée. Toutefois, il est plus
rentable de mettre en place de véritables “fermes” équipées de
plusieurs installations.
Avec une vitesse moyenne du vent de 4,5 m/s à la
hauteur du moyeu, une éolienne de 600 kW produira environ 0,5 GWh*
par an. Avec une vitesse moyenne du vent de 9 m/s, elle produira 2,4
GWh* par an. |
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Energie hydraulique et micro-hydraulique |
L’énergie hydraulique transforme la force motrice de
l’eau en électricité.
La micro-hydraulique correspond aux petites
installations de moins de 20 MW. |
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Énergie primaire |
L’énergie primaire est la première forme de
l’énergie directement disponible dans la nature : bois, charbon, gaz
naturel, pétrole, vent, rayonnement solaire, énergie hydraulique,
géothermique… L’énergie primaire n’est pas toujours directement
utilisable et fait donc souvent l’objet de transformations :
exemple, raffinage du pétrole pour avoir de l’essence ou du gazole ;
combustion du charbon pour produire de l’électricité dans une
centrale thermique. |
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Energie solaire |
Solaire photovoltaïque
L’énergie solaire photovoltaïque utilise la lumière
du soleil (les photons) qui est transformée directement en
électricité (les électrons) par des modules photovoltaïques composés
de petites tranches de silicium (les cellules photovoltaïques). Un
capteur photovoltaïque a un rendement de 15 à 20%.
Le solaire photovoltaïque peut être utilisé pour alimenter en
électricité les sites non reliés au réseau général de distribution,
mais des centrales photovoltaïque peuvent parfaitement alimenter le
réseau d’électricité. Disposé sur les toits ou les façades de
bâtiments, ce système permet une forte économie d’espace.
Solaire thermique
L’énergie solaire thermique résulte de l’utilisation
de capteurs qui transforment l’énergie du rayonnement solaire en
chaleur véhiculée par de l’eau. Ce principe est utilisé soit pour
fournir de l’eau chaude sanitaire (chauffe-eau solaire) soit encore
pour contribuer au chauffage d’une habitation (plancher solaire).
L’eau chaude ainsi produite, stockée dans un ballon, peut être
utilisée de jour comme de nuit.
Un capteur solaire thermique a un rendement de près
de 100% |
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Energies renouvelables |
Il s’agit des sources d’énergie naturelles et
inépuisables. La première d’entre elles est le rayonnement solaire
et les autres en découlent plus ou moins directement (vents, cycle
de l’eau et marées, fabrication de biomasse, etc.). A celles-ci
s’ajoutent les énergies exploitant un réservoir dont la durée de vie
est bien plus faible que celle du soleil (énergie géothermique).
- énergie solaire directe (chaleur et
photovoltaïque)
- énergie de la biomasse (bois, sucre, etc.)
- énergie hydraulique (énergie gravitationnelle de
l’eau, issue du pompage solaire par évaporation). Mal conçue, son
impact sur les milieux fluviaux peut être destructeur. Le “grand
hydraulique” (centrales du Rhin, du Rhône) pose des problèmes
environnementaux insoutenables (pertes en biodiversité et de
ressources en eau potable, problèmes d’érosion régressives en aval
des barrages et accumulation des sédiments en amont, ingérables à
terme) qui font que son caractère renouvelable est remis en cause
par les institutions européennes pour de nouveaux projets.
- énergie éolienne (le vent, provoqué par les
différences de chauffage par le soleil)
- énergie des vagues (elle-même fournie par le vent)
- énergie des courants marins (l’équivalent, dans le
milieu marin, des vents ; une autre partie est due aux marées)
- énergie géothermique (chaleur du sous-sol,
d’origine nucléaire — fission — et gravitationnelle et donc non
inépuisable, mais grande) |
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Géothermie
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La géothermie ou “chaleur de la terre“ se présente
sous forme de réservoirs de vapeur ou d’eaux chaudes ou encore de
roches chaudes.
Géothermie moyenne et haute température :
températures comprises entre 100 et 180°C et supérieures à 180°C.
Géothermie des régions privilégiées avec des sources hydrothermales
très chaudes qui permettent la production d’électricité. C’est le
cas de l’usine de Bouillante (Guadeloupe) qui a produit 20 GWh en
2001, mais aussi du programme européen de recherche à
Soultz-sous-Forêts en Alsace.
Géothermie basse température : géothermie des nappes
profondes (entre quelques centaines et plusieurs milliers de mètres)
aux températures situées entre 30 et 100°C. Principale utilisation :
le chauffage urbain. Elle est particulièrement développée dans les
bassins aquitain et parisien pour les réseaux de chauffage urbain.
Géothermie très basse température ou superficielle :
Nom commercial de la pompe à chaleur*. Géothermie des faibles
profondeurs, des nappes phréatiques aux niveaux de température
compris entre 10 et 30°C, son usage pour le chauffage est impossible
sans le relèvement de la chaleur par une machine thermodynamique, la
pompe à chaleur*. Ce n’est donc plus une source renouvelable. |
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Haute Qualité Environnementale (HQE®) |
La Qualité environnementale des bâtiments consiste à
maîtriser les impacts des bâtiments sur l’environnement extérieur et
à créer un environnement intérieur sain et confortable. Il s’agit
d’une réponse opérationnelle à la nécessité d’intégrer les critères
du développement durable dans l’activité du bâtiment.
La qualité environnementale suppose une prise en
compte de l’environnement à toutes les étapes de l’élaboration et de
la vie des bâtiments : programmation, conception, construction,
(gestion, utilisation), démolition… |
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Intensité énergétique
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Ratio entre la consommation intérieure brute
d’énergie et le produit intérieur brut, il s’exprime en kg
équivalent pétrole par milliers d’euros et mesure ainsi la quantité
d’énergie nécessaire à la production d’une unité monétaire de valeur
ajoutée ou d’une unité physique.
Cette intensité énergétique était par exemple, en
2001, de 119 au Japon, 189 en France, 330 aux Etats-Unis d’Amérique,
et de 643 en Pologne, ce qui signifie que, à “production de
richesse” égale, le Japon utilise 5 fois moins d’énergie que la
Pologne et presque trois fois moins d’énergie que les Etats-Unis. |
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Méthanisation
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La méthanisation est un procédé de dégradation de la
matière organique par une flore microbiologique en l’absence
d’oxygène.
Elle
s’applique à la plupart des déchets organiques :
- déchets alimentaires, journaux, emballages, textiles, déchets
verts, sous-produits de l’assainissement urbain,
- boues et effluents des industries agroalimentaires, déchets de
transformation des industries végétales et animales, fraction
fermentescible des DIB,
- déjections animales, substrats végétaux solides.
La méthanisation peut être compétitive par rapport au compostage,
pour des tonnages supérieurs à 20.000 t/an. Elle offre des avantages
certains dans les zones périurbaines denses : emprise au sol
réduite, maîtrise des risques de nuisance olfactive et production
d’une énergie locale et renouvelable. |
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“NegaWatt”
association
négaWatt© |
L’association négaWatt a pour objectif de promouvoir
et développer le concept et la pratique “négaWatts” à tous les
niveaux de notre société. Elle rassemble aujourd’hui une vingtaine
d’experts et de praticienss tous impliqués à titre professionnel
dans la maîtrise de la demande d’énergie ou le développement des
énergies renouvelables. Elle fonde son manifeste sur l’efficacité
énergétique, c’est-à-dire réduire à la source la quantité d’énergie
nécessaire pour un même service, mieux utiliser l’énergie à qualité
de vie constante. |
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Pompe à chaleur |
Une pompe à chaleur est un dispositif
thermodynamique permettant de transférer la chaleur du milieu le
plus froid (et donc le refroidir encore) vers le milieu le plus
chaud (et donc de le chauffer), alors que spontanément la chaleur se
diffuse du plus chaud vers le plus froid jusqu’à l’égalité des
températures.
Il importe d’avoir à l’esprit le fait que le gain de
la pompe à chaleur porte sur de l’électricité qui est elle même
souvent produite avec un rendement de seulement 40% (centrales
thermiques). Une efficacité de 3 de la pompe à chaleur apporte donc
un gain… de 20% seulement (40x3=120) par rapport à une chaudière à
condensation. En théorie… les retours d’expériences semble démontrer
que les rendements réels sont bien inférieurs aux théoriques. De
plus, la source d’énergie reste l’électricité. Le recours aux pompes
à chaleur en substitution au gaz implique une progression de la
demande en électricité qu’il importe de savoir au préalable comment
satisfaire. |
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Production combinée |
voir cogénération et trigénération |
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Production décentralisée
de l’énergie
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Produire de l’énergie de façon décentralisée
consiste à consommer sur place les ressources renouvelables
disponibles ; cela revient à ne modifier que légèrement le cycle
naturel de dégradation de l’énergie. Ce système correspond à la mise
en place d’une multitude de petits systèmes de production électrique
exploitant les ressources renouvelables disponibles localement et
d’assurer moins de vulnérabilité. Il est parfaitement adapté aux
énergies renouvelables, dispersées par nature et qu’il est donc
absurde de concentrer avant de les redistribuer. C’est pourquoi la
loi du 10 février 2000 donne vocation aux collectivités locales à
produire de l’électricité.
Les énergies renouvelables, la production combinée
de chaleur et d’électricité et les technologies de raccordement au
réseau sont de nature à répondre à des marchés qui seront d’abord
régionaux. |
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Réseaux
de chaleur
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Un réseau de chaleur urbain est un chauffage central
à l’échelle d’une ville : une chaufferie centralisée qui, par un
réseau de canalisations, alimente les immeubles raccordés et permet
de transporter le fluide caloporteur. L’optimisation de la
production de chaleur permet de fortes économies d’énergie par
rapport aux systèmes individuels.
Les réseaux de chaleurs peuvent être soit de type
communal de petites tailles (inférieur à 1 MW), soit de type urbain
de grande taille, capable de chauffer des villes entières (ex.
chaudière de 550 MW construite en Finlande). |
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Tonne équivalent pétrole |
La tonne équivalent pétrole (tep) est une unité de
mesure de l’énergie d’un point de vue économique et industrielle
couramment utilisée par les économistes de l’énergie pour comparer
les énergies de sources différentes (elle est fort peu pertinente
pour le physicien).
C’est l’énergie produite par la combustion d’une
tonne de pétrole moyen, ce qui représente environ 11 600 kWh.
Quelques exemples d’équivalences :
1 tonne de charbon = 0,6 tep
environ
1 tonne d’essence = 1,05 tep
1 tonne de fioul = 1,00 tep
1 tonne de bois = 0,3 tep |
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Transports
non durables |
Nous entendons par transports non durables les modes
de transport à faible efficacité énergétique* (transport de
marchandises routier, voiture particulière, avion) par opposition
aux modes de déplacements dits “durables”, à meilleure efficacité
énergétique* (transport fluvial, ferroviaire, combiné ou routier
collectif), et aux modes de déplacement doux (marche à pied,
cyclisme, force animale…) |
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Trigénération |
La trigénération (production combinée d’électricité,
de chaleur et de froid) consiste à utiliser une partie de la chaleur
issue d’une cogénération* pour produire du froid par absorption. |
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Utilisation rationnelle
de l’électricité |
L’utilisation Rationnelle de l’Électricité (ou de l’Energie,
URE) est une démarche qui consiste à :
- Satisfaire les usages finaux en utilisant un
minimum d’énergie primaire et en garantissant un moindre coût
énergétique et économique pour le consommateur final
- Générer un moindre impact sur l’environnement (diminuer les
émissions de gaz à effet de serre et les productions de déchets,
préservation des espaces)
- Répartir les consommations dans le temps (meilleure gestion des
réseaux de distribution et du parc de production)
- Atténuer les appels de pointe (supprimer les suréquipements de
production).
L’utilisation rationnelle de l’énergie fait le choix
des solutions qui privilégient la dépense énergétique la plus petite
(analyse de l’opportunité et sobriété, chasse aux gaspillages,
efficacité énergétique, faible contenu énergétique). La dépense
énergétique comprend l’énergie consommée pour le travail voulu et
l’énergie contenue dans les objets, matériaux ou services utilisés.
L’utilisation rationnelle de l’énergie (URE) ne se
limite pas à la manière d’utiliser l’énergie, mais aussi à
l’opportunité de son utilisation.
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Watt/heure |
Unité d’énergie représentant l’énergie électrique
délivrée ou consommée par un système électrique. Un Watt-heure
correspond à l’énergie consommée ou délivrée par un système d’une
puissance de 1 Watt de pendant une heure. 1 Wh = 3.600 J.
Il importe de distinguer W/h thermique et électrique
: l’usage des W/h thermique est restreint aux besoins de chaleur
mais les W/h électriques sont plus coûteux à produire (avec 40% de
perte en énergie primaire si elle est issue de centrales thermiques
classique, par exemple gaz ou nucléaires) et adaptés aux usages
spécifiques de l’électricité (voir électricité spécifique*) |
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