Le projet GCO - Grand Contournement Ouest de Strasbourg

 
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REGARD sur le PROJET GCO

  

Aménagement du territoire / Transport

 

Le projet amène une augmentation de la surface « artificialisée » dans une région très dense et formera une coupure majeure dans le territoire concerné.

Le projet GCO risque de n’avoir aucune incidence sur les transports et déplacements de l’agglomération de Strasbourg et, au final, de participer à l’augmentation du trafic de transit plus qu’à son simple captage.

« En augmentant l’Offre routière, non seulement on ne réduira pas la Demande mais on risque de l’augmenter aussi » !

Aux vues des politiques de transport en Allemagne et en Suisse, le GCO risque aussi de capter le trafic de transit circulant normalement sur l’axe Frankfort-Bâle. En effet, l’Allemagne et la Suisse veulent instaurer  une redevance sur le transit des poids-lourds.

 

Pertinence du projet ?

 

Le trafic actuel sur l’A35 est composé essentiellement de liaisons pendulaires locales (45% concernent la desserte locale de l’agglomération strasbourgeoise et 45% concernent les déplacements de ou en direction de la CUS) . Seul 10% du trafic est un trafic de transit Nord-Sud. Ainsi, l’objectif de désengorgement de l’A35 par une liaison Nord-Sud ne peut avoir qu’un effet très limité ! L’A35 restera bouchonnée, en particulier dans la perspective d’une augmentation du trafic en direction de Strasbourg et de la CUS !

Ce projet ressemble dès lors fortement à un cadeau offert au trafic de camion transitant par l’Alsace.

 

 

 

Environnement

 

Le trafic automobile induit :

- L’émission de gaz à effet de serre

- De la pollution par l’ozone

- L’émission de particules fines

- Un bruit pratiquement permanent

La construction d’une telle infrastructure aura comme conséquences :

            - Une dégradation du paysage

            - Une menace pour la conservation de certaines espèces notamment deux

             espèces d’intérêt communautaire : le Grand Hamster et le Crapaud vert

  (suppression du lieu d’habitat et effet barrière)

            - La perte d’une partie des meilleures terres agricoles d’Alsace

            - Un risque de pollution de la nappe phréatique

 

Energie

 

Quel est l’avenir du transport routier face à la pénurie attendue de pétrole et la hausse de ses prix ?

 

Politique

 

Les dépenses publiques privilégient largement la route au détriment des transports collectifs et « alternatifs » depuis une trentaine d’années. Ne vaudrait-il mieux pas inverser cette tendance ?

Faut-il continuer à croire à une économie reposant sur le pétrole et toujours construire de nouvelles routes ?

Il semble que de tels projets relèvent d’une vision à court terme.

 

Alternatives proposées

 

Les sommes investies dans ce projet pourraient servir à financer des projets de transports en commun et propres, notamment les actions déjà engagées par la Région (TER) et la CUS (Trams) et le projet TramTrain. Mais aussi, en ce qui concerne le transport de marchandises, le mode fluvial et le fret, tout comme le ferroutage devraient être développés.

Que ce soit au niveau local et des déplacements pendulaires, ou au niveau régional et au trafic de transit, il existe des alternatives propres aussi bien au niveau des transports collectifs (bus, tram, trains) qu’au niveau des transports individuels (marche à pied, bicyclette, véhicules à énergie propre).

Non seulement la voiture est un gouffre énergétique et financier (pour la collectivité) mais son utilisation s’accapare une portion énorme des territoires ! L’espace de circulation consacré à la voiture, notamment en ville, empêche le développement et la compétitivité des autres modes de transport, notamment des bus.

Il faut arrêter de subventionner pratiquement uniquement l’automobile en termes d’espace consacré (emprise au sol) et en termes d’investissement (construction des routes et des infrastructures) et prendre enfin en compte les coûts induits et indirects (dépollution, dégradation de la santé publique, augmentation des prix du foncier…) et pourquoi pas les faire payer aux utilisateurs de ce mode de transport, comme on fait prendre en charge les utilisateurs des transports communs une partie des coûts de leur voyage.