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Strasbourg, le 20 octobre 2004
Alors que l'Etat nous abreuve de son nouveau plan de Cohésion
sociale, il décide en catimini de ne plus soutenir financièrement le
dispositif « Nouveaux services, Emplois jeunes » dès 2005 pour les
associations ayant effectué un premier recrutement en 2000 et qui au terme
des cinq ans n’ont pu acquérir leur autonomie financière.
Ces aides complémentaires permettent à ces associations
employant des « emplois jeunes » en CDI, de consolider leur budget et de
trouver de nouvelles pistes de financement afin de parvenir au bout des huit
années, à pérenniser définitivement ces emplois utiles à tous.
La Région intervient depuis quatre ans dans l'accompagnement
des jeunes salariés vers une professionnalisation et une reconnaissance de
leurs activités tout en soutenant les associations à la créations d’emplois
permanents. Depuis un an, elle complète l’aide de l’Etat à la pérennisation
de ces emplois à travers l’ARPEJ (Aide Régionale à la Pérennisation d’Emplois-Jeunes)
d’abord par une aide pour les associations désireuses de proposer un CDI au
bout des cinq en Contrat Emploi jeune et depuis juin 2004 pour les
associations qui avaient choisi de faire des CDI dès l’origine et qui
souhaitaient à l’issue de l’aide initiale de cinq ans, pérenniser ces
contrats.
En Alsace, en 2005, cette mesure concernera entre 100 et 200
associations et un peu plus de 200 jeunes, qui devront faire face à cette
remise en question par l'Etat des conventions pluriannuelles. Au total, sur
les trois prochaines années, ce sont 400 postes en CDI sur le Bas-Rhin et
environ 250 sur le Haut-Rhin qui sont menacés.
Que ce soit dans le secteur de l'éducation à l'environnement,
l'insertion par l'activité économique, l'apprentissage de la langue
française, la culture... la plupart de ces associations n'auraient pas pu
réaliser leur travail remarquable sans ces emplois-jeunes.
Tous ces secteurs, de part leurs compétences, concernent
directement la politique régionale.
Quel va être pour ces activités, l'impact du désengagement précoce et
inattendu de l'Etat ? Déjà, plusieurs associations ont interpellé les
pouvoirs publics sur les conséquences d’une telle décision et prédisent le
licenciement de plusieurs emplois, fautes de moyens. La Région va-t-elle
suivre aussi cette voie en supprimant l’ARPEJ ?
La région par la voix de son président et de tous ses élus
doit interpeller fortement l'Etat pour qu'il surseoit à cette décision .
Comment la Région compte-t-elle maintenir la cohérence et
l'efficacité de son soutien à ces emplois dans le contexte très probable de
désengagement scandaleux de
l'Etat ?
Djamila Sonzogni
Conseillère Régionale
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